Courtier travaux · Paris (75), Yvelines (78) et Hauts-de-Seine (92) · projets dès 10 000 € TTC Joignables 6 j/7 · 06 98 79 34 30

Extension et surélévation de maison dans le 78 et le 92

Agrandir, c'est construire : fondations, structure, couverture, raccordements et finitions. C'est aussi un projet encadré par l'urbanisme, le sol et les assurances, à préparer avant de chiffrer.

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À retenir : une extension relève de la déclaration préalable jusqu’à 40 m² en zone urbaine d’un PLU (20 m² ailleurs ou en site protégé) et du permis de construire au-delà ; dès que la surface de plancher totale dépasse 150 m² après travaux, le permis et l’architecte sont obligatoires. Une extension n’ouvre pas droit aux taux réduits de TVA si elle augmente la surface de plancher de plus de 10 % : c’est du 20 %. Elle déclenche la taxe d’aménagement, souvent une étude de sol en zone argileuse, et l’assurance dommages-ouvrage avant l’ouverture du chantier.

Les autorisations d’abord

  • Déclaration préalable (Cerfa n° 16702) pour une extension créant jusqu’à 20 m² d’emprise au sol ou de surface de plancher, et jusqu’à 40 m² en zone urbaine d’une commune dotée d’un PLU, hors site protégé. Instruction : 1 mois, 2 mois en secteur protégé.
  • Permis de construire (Cerfa n° 13406 pour une maison) au-delà, ou dès 20 m² si la surface totale dépasse 150 m² après travaux. Instruction : 2 mois, 3 mois en secteur protégé ; déclaration d’ouverture de chantier avant le premier coup de pelle, déclaration d’achèvement (DAACT) à la fin.
  • Architecte obligatoire dès que la surface de plancher totale dépasse 150 m² (article R*431-2 du code de l’urbanisme) : c’est la maison agrandie qui compte, pas la seule extension.
  • Attestation RE 2020 à joindre au permis, pour une extension comme pour une construction neuve.
  • Affichage sur le terrain pendant tout le chantier : il fait courir le délai de recours des voisins, 2 mois ; sans affichage, 6 mois après l’achèvement.

Nos guides détaillent chaque étape : la déclaration préalable et le permis de construire. Martto ne conçoit pas les plans et ne dépose pas les autorisations ; si votre projet exige un architecte, nous vous le disons dès la visite, puis nous chiffrons sur la base de ses plans.

Ce que l’urbanisme ne dit pas : le sol, l’eau, les taxes

  • Argiles. Depuis le 1er octobre 2020, en zone d’exposition moyenne ou forte au retrait-gonflement des argiles (carte sur georisques.gouv.fr), le maître d’ouvrage transmet une étude géotechnique au constructeur, ou celui-ci applique des dispositions constructives forfaitaires. Seules les extensions de moins de 20 m² désolidarisées de la maison en sont dispensées.
  • Carrières. Dans les périmètres d’anciennes carrières (arrêté du 5 août 1986 dans les Yvelines, arrêtés de 1985-1986 dans les Hauts-de-Seine), l’Inspection générale des carrières est consultée sur la demande et fixe des prescriptions de fondation, avec un contrôle du chantier.
  • Inondation. Dans les communes du PPRI de la Seine, les extensions suivent les règles des constructions neuves, avec une cote de plancher à respecter ; dans les Hauts-de-Seine, le PPRI interdit les sous-sols à usage autre que le stationnement.
  • Taxe d’aménagement. Due pour toute surface créée au-delà de 5 m², déclarée dans les 90 jours suivant l’achèvement sur impots.gouv.fr. Valeur forfaitaire 2026 en Île-de-France : 1 011 € par m², abattement de 50 % sur les 100 premiers m² d’une résidence principale, puis taux communal (jusqu’à 5 %), départemental (2,5 % au plus) et régional.
  • TVA. Les travaux qui conduisent à une addition de construction ou à une surélévation, ou qui augmentent la surface de plancher de plus de 10 %, sont exclus des taux réduits : 20 % sur l’ensemble du lot.
  • Assurances. Dommages-ouvrage à souscrire avant l’ouverture du chantier (article L242-1 du code des assurances) ; attestation décennale de l’entreprise jointe au devis, avec l’activité « gros œuvre » ou « maçonnerie » mentionnée.

Les postes de travaux

Terrassement et fondations, structure (maçonnerie, ossature bois ou métallique), charpente et couverture ou toiture-terrasse, menuiseries extérieures, isolation, raccordement aux réseaux existants (électricité, eau, évacuations, chauffage), ouverture dans le mur de la maison avec reprise de structure, cloisons et finitions. Pour une surélévation, une étude de structure vérifie que murs et fondations existants peuvent porter la charge supplémentaire ; c’est souvent elle qui décide entre ossature bois légère et maçonnerie.

Avant de lancer ce projet : la checklist

  1. Calculez la surface de plancher existante (surfaces closes et couvertes de plus de 1,80 m sous plafond) pour savoir si les 150 m² seront dépassés.
  2. Demandez un certificat d’urbanisme d’information (Cerfa n° 13410) : zone, hauteur et reculs autorisés, PPRI, carrières, abords de monument.
  3. Consultez la carte argiles sur georisques.gouv.fr ; commandez l’étude géotechnique si nécessaire.
  4. Faites dessiner le projet (architecte obligatoire au-delà de 150 m²) et déposez l’autorisation ; conservez le récépissé.
  5. Affichez la décision, attendez les 2 mois de recours, souscrivez la dommages-ouvrage.
  6. Déposez la DOC si permis, puis signez le devis avec une date de démarrage postérieure au délai de recours.
  7. Faites chiffrer le raccordement des réseaux et la reprise de l’existant dans le même devis que l’extension.
  8. À la fin : DAACT, déclaration de taxe d’aménagement sous 90 jours.

Les erreurs fréquentes

  • Oublier les 150 m² : un dossier déposé sans architecte au-dessus du seuil est irrecevable ; deux à trois mois perdus.
  • Chiffrer l’extension sans la jonction : l’ouverture dans le mur existant, la reprise de toiture et le raccordement des réseaux sont les postes les plus souvent oubliés des devis, et les premiers avenants.
  • Compter sur la TVA à 10 % : budget faussé de 10 points si l’extension dépasse 10 % de surface.
  • Fonder sans étude en zone argileuse : fissures au premier été sec, et un sinistre difficile à faire prendre en charge.
  • Démarrer avant la fin du délai de recours : un recours de voisin peut conduire à démolir.

Dans le 75, le 78 et le 92

  • Paris : le PLU bioclimatique, approuvé en novembre 2024, conditionne la surélévation à la création de logements et à la désimperméabilisation des cours ; dépôt par le téléservice « Démarches d’urbanisme ».
  • Yvelines : PPRI de la vallée de la Seine et de l’Oise (approuvé le 30 juin 2007, 57 communes dont Sartrouville, Chatou, Le Pecq, Maisons-Laffitte) ; carrières (arrêté du 5 août 1986) ; abords du château de Versailles et sites patrimoniaux.
  • Hauts-de-Seine : PLU intercommunal de Grand Paris Seine Ouest en vigueur depuis le 20 janvier 2025, PLUi de Boucle Nord de Seine approuvé le 26 juin 2025 ; PPRI de la Seine (9 janvier 2004, modifié le 11 juillet 2022) sur 18 communes ; carrières à Nanterre, Rueil-Malmaison, Puteaux, Issy, Meudon notamment.

Questions fréquentes

Combien de temps pour obtenir une autorisation ?

Un mois pour une déclaration préalable et deux mois pour un permis de maison individuelle, à compter d’un dossier complet ; un mois de plus en secteur protégé. Ajoutez les deux mois de recours après affichage avant de démarrer : comptez quatre à six mois entre le dépôt et le premier coup de pelle.

Ossature bois ou maçonnerie ?

Les deux se pratiquent. L’ossature bois est plus légère, ce qui compte en surélévation et sur sol argileux ; la maçonnerie s’impose parfois par le PLU ou l’avis de l’ABF. Nous pouvons chiffrer les deux options sur les mêmes plans.

Une extension de 15 m² échappe-t-elle à tout ?

Non : déclaration préalable obligatoire dès que l’emprise au sol ou la surface de plancher dépasse 5 m², et taxe d’aménagement au-delà de 5 m². Elle échappe en revanche à l’étude de sol si elle fait moins de 20 m² et est désolidarisée de la maison.

Combien ça coûte ? Voir prix d’une extension ou d’une surélévation : les postes, ce qui fait varier le budget et nos fourchettes constatées.

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